Pourquoi la question se pose maintenant Les recherches sur « IA juridique gratuit » et « ChatGPT juridique » ont explosé en deux ans. La plupart proviennent de confrères qui veulent gagner du temps sans exposer un dossier. La réponse n''est ni l''interdiction, ni l''enthousiasme : c''est un périmètre écrit.

Trois usages acceptables Reformuler un texte que vous avez rédigé, produire un plan de conclusions à partir de vos propres notes, traduire une correspondance destinée à un client étranger. Dans ces trois cas, l''IA travaille sur une matière que vous maîtrisez déjà et vous restez capable de détecter une erreur.

Trois usages à écarter Rechercher une jurisprudence sans vérification à la source : les références inventées sont fréquentes et vérifiables en quelques minutes sur les bases officielles. Déposer une pièce de procédure dans un outil grand public : vous transférez une donnée couverte par le secret professionnel à un tiers dont vous n''avez pas le contrat de sous-traitance. Faire produire un raisonnement que vous ne pourriez pas défendre seul devant le juge.

Ce que change un outil dédié Un outil pensé pour un cabinet ne se distingue pas par la qualité de sa rédaction, mais par son cadre : hébergement en Europe, cloisonnement par cabinet, contrat de sous-traitance au sens de l''article 28 du RGPD, et absence de réutilisation de vos écritures pour entraîner un modèle. C''est cette différence, et non la performance brute, qui rend l''usage compatible avec le secret professionnel.

Une méthode de contrôle en quatre points Écrivez la liste des tâches autorisées et communiquez-la aux collaborateurs. Interdisez le copier-coller de pièces identifiantes dans un outil non contractualisé. Vérifiez toute référence à la source avant usage. Conservez la trace de la relecture humaine dans le dossier.

Ce que nous préparons Qadilex intègre l''assistance rédactionnelle à l''intérieur du dossier, avec le même cloisonnement que les pièces. Les fonctions concernées sont en développement ; nous les présenterons sans les décrire comme un substitut au travail de l''avocat.

Où l'assistance rédactionnelle aide réellement Résumer une pièce longue, reformuler un paragraphe, préparer une trame de courrier, traduire un échange : ce sont des tâches où l'erreur est visible et corrigible immédiatement par l'avocat. Le gain de temps y est réel parce que la vérification est rapide.

Où elle expose le cabinet Une référence de jurisprudence, une date de délai, un montant, un texte applicable : ce sont des affirmations vérifiables une par une, et un modèle de langage peut les produire de façon plausible mais fausse. Toute affirmation destinée à une écriture doit être contrôlée à la source.

La question de la confidentialité Avant d'utiliser un service grand public, posez trois questions : les contenus envoyés sont-ils conservés, servent-ils à entraîner un modèle, où sont-ils hébergés ? Sans réponse écrite, considérez qu'une pièce de dossier ne doit pas y être déposée, même anonymisée de façon sommaire — un nom de rue et une date suffisent parfois à identifier un dossier.

Une règle de cabinet en quatre lignes Écrivez ce qui est autorisé, avec quel outil, sur quelles données, et qui vérifie avant l'envoi. Une note d'une page, connue de toute l'équipe, protège mieux qu'une interdiction générale que personne n'applique.